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contre l'installation d'une porcherie industrielle à Chauvigny

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Réflexions sur le projet de porcherie industrielle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
31-01-2009


 

Ce type de projet amène quelques réflexions:

 

Il est d'abord confié à un commissaire enquêteur dont la mission est de juger la globalité du projet. Son rapport a un rôle prépondérant pour la suite. Il se doit donc d'être compétent et impartial dans son jugement. Celà ne semble pas être le cas de Monsieur Vernet dont la carrière ne se réfère pas à ce type d'activité, et dont l'impartialité a de multiples raisons d'être mise en cause. Il n'y a qu'à prendre connaissance de ses conclusions pour en être persuadés:

 

Monsieur Vernet balaye d'un revers de manche les opposants au projet sous prétexte de « superposition politique imprimée, poussées encouragées, défense des privilèges, non sans explication ni consultation des dossiers ». Tout ceci est faux, et même diffamatoire car les refus, largement majoritaires, étaient presque tous argumentés et provenaient de citoyens de toutes professions, agriculture comprise, et de toutes tendances politiques. Quand aux privilèges à défendre, s'agit-il du droit de respirer, de ne pas polluer la Vienne, de préserver la santé de nos enfants, de s'opposer au traitement barbare des cochons? Qui sait.

 

Par ailleurs on est en droit de se demander si, au moment ou les producteurs porcins en surproduction et déficitaires depuis dix années manifestent leur mécontentement en réclamant le recours aux restitutions, il est opportun d'accorder un permis à une nouvelle et très importante entreprise qui, en pratiquant l'élevage hors sol et en privilégiant le rendement à la qualité, condamnerait à terme les petits et moyens producteurs.

 

En conclusion, au lieu de s'attacher à présenter les avantages du projet qu'il défend (on a beau en chercher, on n'en trouve pas, l'esprit d'entreprise ne justifiant pas n'importe quoi), il s'attaque à ses opposants.

 

A partir de ce rapport, le Préfet de la Vienne est amené à se prononcer sur l'autorisation d'exploitation, et le Maire de Chauvigny sur le permis de construire, ceci donc à partir des assertions du commissaire enquêteur. Les experts nommés ne remettent généralement pas ses conclusions en cause et s'attachent surtout à vérifier le respect des règlementations en vigueur.

 

Or, il ne faut pas sous-estimer les talents des avocats et juristes qui assistent les promoteurs, et qui savent faire oublier les éléments non conformes aux règlements, notamment à la charte de l'environnement. Néanmoins le préfet de l'époque s'est sans doute longuement interrogé au sujet des remarques apportées par les experts puisqu'il a retardé sa décision de six mois, et a fini par donner son accord au moment de sa mutation.

 

Le Maire de Chauvigny, Gérard Herbert, soutenu par la quasi-unanimité du conseil municipal, était fermement opposé au projet mais a dû céder à des pressions « la crainte selon lui de faire condamner la municipalité à des dommages-intérêts s'il perdait en justice ». Il préfère se retrancher derrière la décision de Monsieur le Préfet.

 

L'ACIPE est une organisation indépendante de tout parti politique déterminée à lutter contre les projets jugés nuisibles pour l'environnement, et ceci en utilisant les moyens légaux à sa disposition, à l'exclusion de toute action violente ou illégale.

 

 

 

 

 

 

 

 


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Dernière mise à jour : ( 24-04-2009 )
 
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Actualité

 

« L’obligation de subir nous donne le Droit de Savoir » J. Rostand

 

A Chauvigny, le 26 octobre 2009

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Samedi 24 octobre 2009 :

 

Manifestation contre un projet de porcherie industrielle à LUZAY (86)

Création d’un collectif régional d’associations anti-porcheries industrielles

 

 

Depuis le début de l'année, de nombreuses autorisations d'exploitation pour des porcheries industrielles ont été déposées et parfois déjà délivrées par les préfectures. Pour les deux seuls départements des Deux-Sèvres et de la Vienne, en plus des productions actuelles, ce sont presque 30000 porcs supplémentaires qui sortiront annuellement de ces "usines à cochons", y compris pour produire du Jambon de Bayonne. Une règlementation de 1998 permet en effet aux éleveurs de cochons du Poitou-Charentes de bénéficier de cette appellation !

Nombre de riverains et de communes se sont prononcés contre l'implantation de telles structures, notamment en raison des conditions d'élevage de type concentrationnaire sur caillebotis, des nuisances olfactives occasionnées et de l'épandage du lisier sur des milliers d'hectares, dans des zones classées à risque sur le plan des nitrates. Les pollutions engendrées par le lisier sont de nature à faire du Poitou une nouvelle Bretagne, Poitou où l'eau est de qualité médiocre. A titre indicatif, en janvier 2008, la Cour Européenne de justice a condamné l'Etat pour ne pas avoir suffisamment amélioré la qualité de l'eau destinée à la consommation dans les départements de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vendée.

Plusieurs associations se sont créées : Bon Vent à Luzay près de Thouars (Deux-Sèvres), l'ACIPE à Chauvigny (Vienne), d'autres sont en cours de création à Cloué ou Champagné-Saint-Hilaire (Vienne) afin de lutter contre l'implantation de telles porcheries industrielles, prônant des exploitations plus traditionnelles en plein air ou sur paille. Les représentants de ces associations se sont réunis le 24 octobre à Parnay (Deux-Sèvres), afin de jeter les bases d’un collectif régional d’associations anti-porcheries industrielles. L’après-midi a été consacré à l’échange d'expériences et à des discussions autour de la création de ce collectif et des actions futurs à mener. La Loire étant classée au patrimoine mondial de l'Humanité, l'UNESCO devrait prochainement être interpellé par ce collectif en raison des risques de pollutions générés par des porcheries situées sur les bassins versants de cours d'eau affluents de la Loire (Thouet, Vienne...). Ce collectif a pour but d’éviter que la région Poitou-Charentes se transforme en une nouvelle Bretagne, surtout suite à la publication du rapport « confidentiel » du préfet des Côtes-d’Armor relatif aux marées vertes.

 
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