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Contre l'Exploitation Illégale de la porcherie industrielle à Chauvigny
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Une vie de porc en batterie |
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09-05-2009 |
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Les porcelets sont sevrés anormalement tôt afin que la truie soit réinséminée au plus vite. Dès 3 semaines, ils sont transférés dans des cages sur 3 rangées superposées. Ceux qui survivent reçoivent une injection d'antibiotiques, puis ont la queue et les dents coupées pour minimiser les plaies des bagarres, car le stress rend ces animaux – naturellement sociables – très agressifs.

Tout d'abord, la coupe de la queue : l'éleveur saisit le porcelet et lui coupe la queue, à vif, avec une pince chauffée à 400°.
Puis la coupe des dents à la pince. Cette pratique est très douloureuse pour le porcelet car la dent, coupée au niveau de la pulpe, éclate jusqu'à sa racine, provoquant diverses infections qui seront une source de souffrance permanente pour l'animal.
Vient ensuite la castration : pratiquée sans anesthésie, elle vise à éviter un éventuel risque d'altération du goût de la viande dû aux hormones produites par le porc quand celui-ci atteint sa maturité sexuelle. Elle nécessite une incision profonde car les testicules du porcelet ne sont pas apparents.
Dans l'unité de post-sevrage-engraissage (comme Chantegeay) les porcs sont ensuite placés sur un caillebotis (fils inox au début, puis en béton) qui blesse les pattes (boiteries, déformations, nécroses...). Nourris d'aliments composés de céréales et d'accélérateurs de croissance (les fameux antibiotiques), ils survivent au-dessus de leurs déjections. L'ennui, l'entassement, l'obscurité et l'odeur irrespirable provoquent des maladies graves et le « syndrome de stress porcin » : rigidité, peau pustuleuse, halètement, anxiété et – souvent – mort subite.
Ils n'auront jamais vu de paille,
jamais vu la lumière.
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Dernière mise à jour : ( 11-05-2009 )
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[ 02/07/2010 19:28 ] Le compromis intervenu vendredi à l'Assemblée sur la question de la taille des élevages porcins est un "véritable coup de poignard à la politique de préservation" de la qualité de l'eau, a réagi l'association Eau et Rivières de Bretagne.
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Cette décision est "un véritable coup de poignard à la politique de
préservation et de restauration de la qualité de l'eau", a déclaré Jo Hervé, président de cette association pionnière dans la défense de l'environnement.
"Ce vote bafoue les récents avis très critiques de la Cour des comptes et du Conseil d'Etat sur l'inefficacité de la lutte contre les pollutions agricoles", a ajouté M. Hervé.
"Plus on dépense d'argent public pour faire face aux dégâts
environnementaux de l'agriculture productiviste, plus les pouvoirs publics démolissent les dispositifs de prévention et de régulation des pollutions agricoles", a déploré le porte-parole de l'association, Jean-François Piquot.
Alors que les algues vertes sont à nouveau présentes sur certaines plages, "cette disposition législative rendra encore plus difficile la lutte contre les pollutions par les nitrates agricoles et les marées vertes. Personne ne s'étonnera de voir s'aggraver le fossé entre la société et l'élevage productiviste", poursuit Eau et Rivière dans un communiqué.
Au moment où "tous les acteurs bretons participent, à l'invitation du préfet de région, à une large concertation (...), ce recul organisé de la réglementation environnementale ne restera pas sans conséquences. La confiance est rompue", conclut l'association.
Selon le compromis voté en séance, il y aura un décret, avant le 31
décembre 2010, qui précisera les règles applicables pour des "regroupements d'élevage", ce dont s'est réjoui le député UMP Marc Le Fur, à l'origine de l'amendement discuté à l'assemblée: "si le décret colle au texte de loi, cela permettra de faire des regroupements d'installations sur un site existant sans
faire d'enquête publique ni d'étude d'impact", a-t-il dit à l'AFP.
Eau et Rivière rappelle que les deux derniers programmes engagés depuis 2007 pour réduire les nitrates en Bretagne -favorisés par l'élevage industriel- "vont coûter aux contribuables plus de 250 millions d'euros".
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