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Contre l'Exploitation Illégale de la porcherie industrielle à Chauvigny
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Création d'un collectif régional anti porcheries industrielles |
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19-10-2009 |
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« L’obligation de subir nous donne le Droit de Savoir » J. Rostand
A Chauvigny, le 26 octobre 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
Samedi 24 octobre 2009 :
Manifestation contre un projet de porcherie industrielle à LUZAY (86)
Création d’un collectif régional d’associations anti-porcheries industrielles
Depuis le début de l'année, de nombreuses autorisations d'exploitation pour des porcheries industrielles ont été déposées et parfois déjà délivrées par les préfectures. Pour les deux seuls départements des Deux-Sèvres et de la Vienne, en plus des productions actuelles, ce sont presque 30000 porcs supplémentaires qui sortiront annuellement de ces "usines à cochons", y compris pour produire du Jambon de Bayonne. Une règlementation de 1998 permet en effet aux éleveurs de cochons du Poitou-Charentes de bénéficier de cette appellation !
Nombre de riverains et de communes se sont prononcés contre l'implantation de telles structures, notamment en raison des conditions d'élevage de type concentrationnaire sur caillebotis, des nuisances olfactives occasionnées et de l'épandage du lisier sur des milliers d'hectares, dans des zones classées à risque sur le plan des nitrates. Les pollutions engendrées par le lisier sont de nature à faire du Poitou une nouvelle Bretagne, Poitou où l'eau est de qualité médiocre. A titre indicatif, en janvier 2008, la Cour Européenne de justice a condamné l'Etat pour ne pas avoir suffisamment amélioré la qualité de l'eau destinée à la consommation dans les départements de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vendée.
Plusieurs associations se sont créées : Bon Vent à Luzay près de Thouars (Deux-Sèvres), l'ACIPE à Chauvigny (Vienne), d'autres sont en cours de création à Cloué ou Champagné-Saint-Hilaire (Vienne) afin de lutter contre l'implantation de telles porcheries industrielles, prônant des exploitations plus traditionnelles en plein air ou sur paille. Les représentants de ces associations se sont réunis le 24 octobre à Parnay (Deux-Sèvres), afin de jeter les bases d’un collectif régional d’associations anti-porcheries industrielles. L’après-midi a été consacré à l’échange d'expériences et à des discussions autour de la création de ce collectif et des actions futurs à mener. La Loire étant classée au patrimoine mondial de l'Humanité, l'UNESCO devrait prochainement être interpellé par ce collectif en raison des risques de pollutions générés par des porcheries situées sur les bassins versants de cours d'eau affluents de la Loire (Thouet, Vienne...). Ce collectif a pour but d’éviter que la région Poitou-Charentes se transforme en une nouvelle Bretagne, surtout suite à la publication du rapport « confidentiel » du préfet des Côtes-d’Armor relatif aux marées vertes.
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Dernière mise à jour : ( 01-11-2009 )
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[ 02/07/2010 19:28 ] Le compromis intervenu vendredi à l'Assemblée sur la question de la taille des élevages porcins est un "véritable coup de poignard à la politique de préservation" de la qualité de l'eau, a réagi l'association Eau et Rivières de Bretagne.
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Cette décision est "un véritable coup de poignard à la politique de
préservation et de restauration de la qualité de l'eau", a déclaré Jo Hervé, président de cette association pionnière dans la défense de l'environnement.
"Ce vote bafoue les récents avis très critiques de la Cour des comptes et du Conseil d'Etat sur l'inefficacité de la lutte contre les pollutions agricoles", a ajouté M. Hervé.
"Plus on dépense d'argent public pour faire face aux dégâts
environnementaux de l'agriculture productiviste, plus les pouvoirs publics démolissent les dispositifs de prévention et de régulation des pollutions agricoles", a déploré le porte-parole de l'association, Jean-François Piquot.
Alors que les algues vertes sont à nouveau présentes sur certaines plages, "cette disposition législative rendra encore plus difficile la lutte contre les pollutions par les nitrates agricoles et les marées vertes. Personne ne s'étonnera de voir s'aggraver le fossé entre la société et l'élevage productiviste", poursuit Eau et Rivière dans un communiqué.
Au moment où "tous les acteurs bretons participent, à l'invitation du préfet de région, à une large concertation (...), ce recul organisé de la réglementation environnementale ne restera pas sans conséquences. La confiance est rompue", conclut l'association.
Selon le compromis voté en séance, il y aura un décret, avant le 31
décembre 2010, qui précisera les règles applicables pour des "regroupements d'élevage", ce dont s'est réjoui le député UMP Marc Le Fur, à l'origine de l'amendement discuté à l'assemblée: "si le décret colle au texte de loi, cela permettra de faire des regroupements d'installations sur un site existant sans
faire d'enquête publique ni d'étude d'impact", a-t-il dit à l'AFP.
Eau et Rivière rappelle que les deux derniers programmes engagés depuis 2007 pour réduire les nitrates en Bretagne -favorisés par l'élevage industriel- "vont coûter aux contribuables plus de 250 millions d'euros".
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