contre l'installation d'une porcherie industrielle à Chauvigny
Le préfet de la Vienne a autorisé la création d'une porcherie industrielle près de la cité médiévale de Chauvigny. 18800 porcs (castrés et édentés à vif, puis engraissés dans un univers concentrationnaire) produiront chaque année plus de 12 millions de litres de lisier épandus sur une immense zone classée vulnérable aux nitrates. Certains champs drainés déversent leur trop plein d'eau pluviale dans une partie classée de la Vienne, en amont d'une station de pompage d'eau de consommation. Le lisier suivra la même voie.
RESULTATS
- pollution de l'air (ammoniac), des sols, des nappes phréatiques et des vallées de la Vienne et de l'Ozon (nitrates, métaux lourds, antibiotiques), - risques de dissémination de bactéries pathogènes en cas d'épidémies, - disparition du capital touristique, dernière richesse économique de la région, - fermeture de 12 porcheries traditionnelles dans le Limousin pour ne créer que 3 emplois sur ce site, - augmentation de la production porcine, dans un marché déjà en surproduction qui voit les cours du porc s'effondrer, au détriment de la qualité bien sûr.
SI VOUS N'ACCEPTEZ PAS...
- que la santé de tous soit sacrifiée pour augmenter les profits de quelques-uns, - que la France entière soit dévastée par la pollution à l'image de la Bretagne, - que notre cadre de vie subisse une dégradation irrémédiable (odeurs, paysage, nuisances dues aux poids lourds),
SI VOUS REFUSEZ...
- de laisser l'industrie agro-alimentaire pousser les éleveurs à la ruine, - de léguer aux générations futures une planète stérile...
... EN UN MOT, SI VOUS REFUSEZ LE PROJET DE SOCIETE QU'ON VEUT NOUS IMPOSER,
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[ 02/07/2010 19:28 ] Le compromis intervenu vendredi à l'Assemblée sur la question de la taille des élevages porcins est un "véritable coup de poignard à la politique de préservation" de la qualité de l'eau, a réagi l'association Eau et Rivières de Bretagne. Cette décision est "un véritable coup de poignard à la politique de préservation et de restauration de la qualité de l'eau", a déclaré Jo Hervé, président de cette association pionnière dans la défense de l'environnement. "Ce vote bafoue les récents avis très critiques de la Cour des comptes et du Conseil d'Etat sur l'inefficacité de la lutte contre les pollutions agricoles", a ajouté M. Hervé. "Plus on dépense d'argent public pour faire face aux dégâts environnementaux de l'agriculture productiviste, plus les pouvoirs publics démolissent les dispositifs de prévention et de régulation des pollutions agricoles", a déploré le porte-parole de l'association, Jean-François Piquot. Alors que les algues vertes sont à nouveau présentes sur certaines plages, "cette disposition législative rendra encore plus difficile la lutte contre les pollutions par les nitrates agricoles et les marées vertes. Personne ne s'étonnera de voir s'aggraver le fossé entre la société et l'élevage productiviste", poursuit Eau et Rivière dans un communiqué. Au moment où "tous les acteurs bretons participent, à l'invitation du préfet de région, à une large concertation (...), ce recul organisé de la réglementation environnementale ne restera pas sans conséquences. La confiance est rompue", conclut l'association. Selon le compromis voté en séance, il y aura un décret, avant le 31 décembre 2010, qui précisera les règles applicables pour des "regroupements d'élevage", ce dont s'est réjoui le député UMP Marc Le Fur, à l'origine de l'amendement discuté à l'assemblée: "si le décret colle au texte de loi, cela permettra de faire des regroupements d'installations sur un site existant sans faire d'enquête publique ni d'étude d'impact", a-t-il dit à l'AFP. Eau et Rivière rappelle que les deux derniers programmes engagés depuis 2007 pour réduire les nitrates en Bretagne -favorisés par l'élevage industriel- "vont coûter aux contribuables plus de 250 millions d'euros".
[ 02/07/2010 19:28 ] Le compromis intervenu vendredi à l'Assemblée sur la question de la taille des élevages porcins est un "véritable coup de poignard à la politique de préservation" de la qualité de l'eau, a réagi l'association Eau et Rivières de Bretagne.